LUTTE CONTRE LA MANIPULATION DES MASSES
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AU SOMMAIRE
BRUXELLES-CARACAS
QUI EST VRAIMENT HUGO CHAVEZ?
INTERVENTIONS TV
DISCOURS À L'ONU
COUP D'ÉTAT CONTRE CHAVEZ
CONFÉRENCE DE MICHEL COLLON 
1998-2008 BILAN DÉCENNAL
LA REVOLUTION BOLIVARIENNE


Débat avec Michel Collon à Marseille suite à la projection du film "Bruxelles-Caracas" 1 2 3 et 4
MEDIAMENSONGE Chavez antisémite selon libération?
Geostrategie.com / AMERIQUE LATINE



Lettre de l'ambassadeur du Venezuela au directeur du Monde
A Paris, le 22 mai 2009,

Monsieur Eric Fottorino, Directeur du Monde


Monsieur le Directeur,


C’est avec un grand respect que je souhaite vous exprimer, au nom du peuple vénézuélien et de notre gouvernement, mon sincère étonnement face à l’article selon moi tendancieux de votre correspondant, Monsieur Jean-Pierre Langellier, que j’ai eu l’opportunité de découvrir en parcourant les pages de votre quotidien daté du 19 mai dernier.


Cet article, dont j’ai constaté avec surprise qu’on le qualifie « d’analyse », reprend à son compte les plus incroyables stéréotypes et contrevérités colportés depuis dix ans par ceux qui ne comprennent pas la volonté souveraine des vénézuéliens – démontrée à maintes reprises dans les urnes – de se choisir un modèle original et alternatif de développement.


Retranché derrière sa supposée objectivité journalistique, Monsieur Langellier dresse au fil des lignes un portrait de notre pays digne d’une parodie de Tintin et les Picaros : plusieurs chiffres et discours sont utilisés hors de leur contexte et les sources sont occultées. De ce fait, Monsieur Langellier trompe sciemment vos lecteurs, en contribuant à forger une vision de l’Amérique Latine simpliste et heureusement contraire à la réalité.


On peut ainsi lire, au fil des lignes, que le Venezuela est gouverné par un « régime » « autoritaire et étatiste », « centralisé et militarisé », qui n’honore pas ses engagements internationaux, qui transforme en « traîtres » les « camarades » critiques, « exerce une vendetta contre ses opposants », les « harcèle » et réduit « chaque jour un peu plus l’espace de la démocratie », tout cela grâce à « un Parlement à sa dévotion », une compagnie pétrolière qui est un « Etat dans l’Etat » et au fait que « les médias privés sont dans le collimateur ».


Dans son « analyse », Monsieur Langellier juge tout de même utile de retranscrire l’opinion de membres du Gouvernement qu’il décrie, en expliquant que « récemment », notre Ministre des Finances déclarait « qu’au Venezuela ressurgit le rêve de l’Union Soviétique » : une phrase là aussi sortie de son contexte, mais qui sert son dessein de donner l’image d’un pays archaïque, aux antipodes de notre volonté affirmée de construire un modèle novateur et moderne de réelle redistribution de la richesse, participatif et démocratique.


Alors que si peu se sont émus, pendant les années 80 et 90, de la terrible expérimentation des politiques ultra-libérales sur notre continent et de leurs conséquences désastreuses sur le niveau de vie des latino-américains, certains commentateurs démontrent aujourd’hui un aveuglement idéologique lorsqu’ils attaquent notre politique de reconstruction de l’Etat, de services publics forts et efficaces à lutter contre les effets sociaux de la crise économique et financière actuelle.


Par ailleurs, il n’est pas juste de dénoncer une faiblesse grandissante de la démocratie au Venezuela, alors que depuis 1998, il est le pays à avoir connu le plus grand nombre de consultations électorales, que parallèlement à ces consultations se sont consolidés les mécanismes de participation citoyenne et populaire, et que notre pays à été pionnier dans la mise en place du référendum révocatoire qui permet aux électeurs de mettre librement fin au mandat de tout élu : un processus auquel le Président Hugo Chavez s’est courageusement soumis, chose que beaucoup omettent de mentionner lorsqu’ils l’accusent d’autoritarisme ou de persécution des opposants.

Je tiens à vous réaffirmer, Monsieur le Directeur, notre réelle disposition à apporter des compléments d’information à vos lecteurs qui puissent leur permettre de mieux connaître la réalité de notre pays. Nous serions honorés de pouvoir nous exprimer dans votre quotidien, si vous le souhaitiez, par exemple au sein de sa rubrique d’opinions.

En espérant que vous comprendrez nos motivations, je vous prie, Monsieur le Directeur, d’agréer l’expression de notre très haute considération.


Jesús Arnaldo Pérez

Ambassadeur
POUR COMMENCER
Partie 2 3 4 DVD complet
Vanessa Stojilkovic

« Au Venezuela, l’argent du pétrole ne profite plus aux multinationales, 
mais au peuple par des programmes sociaux. Qu’en pensez-vous? » 
Telle était la question posée, en « vidéo-trottoir », à 20 Belges, au hasard dans la rue.
Un jeune nous a répondu :
« Le pétrole, c’est une grande ressource, mais il faut savoir l’utiliser. »
Un autre :
« C’est pas un peu utopique, tout ça? »
Alors, Chavez? Dangereux « populiste » ou alternative pour l’Amérique Latine? 
Ses réformes sociales ont-elles ou non changé la vie des Vénézuéliens? 
Vu que les médias n’expliquent rien de ces réformes, la seule manière de le savoir était d’aller sur place. 
Pour enfin donner la parole à ces Vénézuéliens.
Surtout que le Venezuela est menacé par les Etats-Unis. Il est donc important de savoir et faire savoir comment 
un pays du tiers monde reconquiert ses richesses naturelles et sa dignité au niveau international.



Partie 2 3
INTERVENTIONS TV

envoyé par librepenseur007. - L'info internationale vidéo.
Sur la "hausse" du budget présidentiel de 638% (article d'alterinfo)




envoyé par librepenseur007. - L'info internationale vidéo.
Lors de sa conférence de presse du 10 avril 2010, Hugo Chavez appelle les entrepreneurs "honnêtes" à rejoindre le processus de transition vers le socialisme. Il explique, par ailleurs, le bien fondé de l'expropriation de plusieurs bâtiments de la transnationale agro-alimentaire Polar.




Chavez chez Larry King
par librepenseur007
Larry qui rame et qui ne parvient pas à "coincer" un Chavez égal à lui-même, direct et clair le 25 septembre 2009.



Lors de son émission hebdomadaire Alo Presidente n°348 du 17 janvier 2010, Hugo Chavez ordonne l'expropriation des magasins Exito - filiale de Casino en Amérique latine - en raison des fréquentes hausses de prix réalisées par la firme. Chavez aborde à cette occasion le sujet du salaire minimum vénézuélien (Rappel : Salaire minimum : 1.426 bolivars, Chavez a gelé son salaire à 2.000 bolivars) ainsi que l'anecdote de la Playstation comme "poison" pour les enfants.



Hugo Chavez s'exprime, le lundi 28 Décembre 2009, à la caserne de Fuerte Mara (Etat de Zulia, près de la frontière avec la Colombie). Il évoque les fortes tensions dans la région, sa volonté de ne pas répondre aux provocations et la possibilité que la Colombie monte de toute pièce un "faux positif" (en référence à l'affaire des "faux positif" qui secoue depuis fin 2008 le gouvernement de Uribe : l'armée tue des civils, habille leurs dépouilles en guérilleros, ce qui permet de gonfler les statistiques et de présenter ainsi la politique militariste de "sécurité démocratique" d'Alvaro Uribe comme un succès). 

Article du PASC / Les faux positifs : Quand l’Armée colombienne assassine des jeunes pour faire du chiffre…
Par Sara G. Mendeza (20 janvier 2009)



Partie 2
Hugo Chavez prononce un discours à Copenhague, le 16 Décembre 2009, lors de la XVème conférence des Nations Unis sur le changement climatique. Il fait le point sur les conséquences du capitalisme et le dénonce comme responsable du "désastreux panorama mondial". Nous retiendrons cette fameuse phrase :
"Si le climat était une banque, l'ensemble des gouvernements l'auraient déjà sauvée ! ".



Hugo Chavez répond à Obama, le lundi 16 Novembre 2009, concernant les allégations portant sur le non-respect des droits de l'Homme au Venezuela et son hypothétique soutien au narcotrafic. Il est nécessaire de rappeler que la Comission Interaméricaine des Droits de l'Homme (CIDH), venue le 2 Novembre 2009 au Venezuela rédiger un rapport sur ce pays, est en conflit avec le gouvernement de Chavez depuis qu'elle a reconnue le gouvernement de facto issu du coup d'Etat organisé contre Chavez en 2002 par une partie de l'opposition avec l'appui de la CIA.



Partie 2
Hugo Chavez s'exprime, le 17 Octobre 2009, lors du 7ème sommet de l'Alliance Bolivarienne pour les Peuples d'Amérique (ALBA) organisé à Cochabamba, le "coeur du coeur" de l'Amérique Latine, en Bolivie. 
Discours historique du président équatorien Rafael Correa à l'occasion de l'entrée de son pays dans l'ALBA.
Réponse d'Hugo Chavez aux menaces prononcées par Hilary Clinton



Partie 2 et 3 à voir!
Discours de Hugo Chavez à l'ONU le 27 Septembre 2009, lors de la 64ème assemblée générale.
On comprend mieux pourquoi les gouvernements sionistes veulent sa perte.
Il représente cette nouvelle génération de dirigeants qui sont la esperanza, l'espoir de liberté non seulement du Vénézuela et de l'amérique latine, mais aussi du monde entier.
Espérons que ce vent de liberté sera suffisamment fort pour balayer la clique de racailles cosmopolites qui se nourrit de la souffrance des peuples.
Les derniers qui ont tenté de s'opposer à cette malédiction planétaire ont été massacrés, ont subi les pires calomnies et les plus odieuses falsifications, et pour certains, on cherche encore leur crâne !
Mais ils ont semé la graine de la révolte et forcé la bète à se montrer.
Un grand merci au librepenseur007 pour les sous titres.



Chavez est interviewé par la télévision colombienne, en Août 2009, au sujet de l'éventualité d'une guerre entre le Venezuela et la Colombie.



Hugo Chavez s'exprime, au cours de l'émission hebdomadaire "Alo presidente" n°339 du 13/09/09, au sujet du lien qu'entretient l'élite (ou "bourgeoisie"), avec la démocratie, la patrie, le peuple et son éducation.



Hugo Chavez, le 27 Septembre 2009, lors de la conférence de presse faisant suite à son intervention à l'assemblée générale de l'Onu, dément les accusations portant sur la censure des médias au Venezuela.

COUP D'ÉTAT CONTRE CHAVEZ
 

Chavez (MVR) est élu en 1998 dès le premier tour avec 57 % des voix, en 2000 avec 59,5% des voix (et en 2006 avec 63 % voix toujours dès le premier tour) 
Le 12 avril 2002, un coup d'État est organisé contre le Parlement élu et la coalition au pouvoir (MVR,Podemos,PPT,MEP,PCV). 
Il est préparé par les cadres de la compagnie pétrolière du Venezuela, ainsi que par des dirigeants militaires, avec la complicité des propriétaires des chaînes privées de télévision et de l'ambassade des États-Unis à Caracas. 
Une manifestation de l'opposition organisée et fomentée par les médias privés se dirige vers le palais présidentiel de Miraflores. 
Au niveau du pont "Llaguno", de mystérieux snipers postés sur les édifices alentours ouvrent le feu sur la foule, faisant 15 morts tant du coté de l'opposition que du coté des partisans de Chavez. 
Dans la soirée, un groupe de militaires demande à Hugo Chávez de démissionner, mais il refuse. 
Cependant Chavez accepte de quitter Miraflores suite à un ultimatum du commandement militaire putchiste menaçant de faire exploser le batiment avec tout le personnel à l'intérieur. 
Hugo Chávez est arrêté et emmené dans un lieu secret et un nouveau gouvernement autoproclamé est mis en place. 
Pedro Carmona, président de la chambre de commerce du Venezuela, en prend la tête. 
Il a été reçu, quelques temps auparavant, à la Maison Blanche et par le Premier ministre espagnol, José Maria Aznar. 
Quelques États, notamment les États-Unis et l'Espagne, reconnaissent le nouveau régime, en poussant leur ambassadeur respectif à se rendre auprès de Pedro Carmona. 
Le lendemain, malgré un 'black out' médiatique établi par les putschistes en place, a lieu une manifestation massive de la population de Caracas. 
La junte militaire en place y répond par une répression policière féroce faisant 60 morts et plus de 300 blessés. 
Malgré tout Carmona est renversé par la puissance du mouvement populaire, et le vice-président Diosdado Cabello assume l'intérim de la présidence, jusqu'à ce qu'Hugo Chávez soit localisé, puis libéré. 
Ces événements sont filmés par des journalistes d'une chaîne irlandaise Radio Telifís Éireann, qui étaient sur place pour tourner un reportage sur le programme d'Hugo Chávez.
CONFÉRENCE DE MICHEL COLLON SUR SON LIVRE LES 7 PÉCHÉS D'HUGO CHAVEZ
1998-2008 - BILAN DÉCENNAL DU PRÉSIDENT HUGO CHÁVEZ
Depuis son élection en 1998, Hugo Chávez a entrepris une vaste transformation économique et sociale au Venezuela dans le but d’améliorer le niveau de vie d’une population qui cultivait le paradoxe d’habiter dans l’un des pays les plus riches du continent américain et d’être en même temps plongée dans une singulière pauvreté. Retour sur les réformes du gouvernement bolivarien depuis dix ans.
Hugo Chávez est un président apprécié par son peuple. Lors d’un sondage réalisé en septembre 2008, il a recueilli 69% d’opinions favorables. Chávez est également le président qui peut se targuer de disposer de la plus forte légitimité démocratique du continent. En effet, il a largement remporté trois élections présidentielles successives en 1998, 2000 et 2006 avec plus de 60% des voix, et un référendum révocatoire en 2004 avec 59,1% des suffrages. La transparence de ces processus électoraux a été saluée par les plus éminentes institutions internationales. Seule ombre au tableau : le rejet de la réforme constitutionnel lors du referendum de décembre 2007 qui a mis un terme à douze victoires électorales consécutives depuis 1998.

La popularité du leader vénézuelien s’explique par les réformes économiques et sociales spectaculaires qui ont permis d’améliorer le niveau de vie de la population. Pourtant, rien n’a été simple pour Chávez. Victime en avril 2002 d’un coup d’Etat orchestré par Washington, il fut sauvé par une extraordinaire mobilisation populaire. Par la suite, en 2003, il a dû faire face à un sabotage des infrastructures pétrolières qui a coûté 10 milliards de dollars à l’économie nationale, et est toujours confronté à de multiples tentatives de déstabilisation.

Nationalisations

En 2003, le gouvernement bolivarien a pu reprendre le contrôle de l’entreprise d’Etat Petróleos de Venezuela S.A. (PDVSA), alors entre les mains de l’oligarchie, ainsi que des ressources énergéti ques du pays en nationalisant les hydrocarbures. Désormais, PDVSA est propriétaire à hauteur d’au moins 60% des nouvelles entreprises mixtes. Par ailleurs, en mai 2007, le gouvernement vénézuélien a procédé à la nationalisation de la Bande pétrolifère de l’Orénoque, économiquement très lucrative et qui contient les plus importantes réserves mondiales.

Auparavant, les transnationales pétrolières extrayaient le baril de pétrole pour un coût de production de 4 dollars et le revendaient à l’Etat vénézuelien au prix de 25 dollars pour sa commercialisation, empochant au passage une substantielle plus-value. Ce nouveau système a permis à l’Etat d’économiser 3 milliards de dollars pour la production de 500 000 barils par jour issus des concessions pétrolières de l’Orénoque. Ces nationalisations permettent désormais au pays de disposer de plus de 400 000 barils de pétrole de plus par jour.

Le gouvernement vénézuelien a également décidé d’augmenter l’impôt sur les bénéfices de 34% à 50%, après avoir constaté que plusieurs firmes internationales avaient recours à l’évasion fiscale. Un nouvel impôt sur l’extraction de brut de 33,3% a été créé et génère des revenus supplémentaires à la nation d’un montant d’un milliard de dollars, ainsi qu’une taxe sur l’exportation de brut de 0,1%.
Le gouvernement a lancé un processus de nationalisation de certaines entreprises électriques et de télécommunications qui se trouvent dans une situation de monopole. Les entreprises privées Compañía Anónima Nacional Teléfonos de Venezuela S.A. (CANTV) et Electricidad de Caracas, détenues en grande partie par des capitaux étasuniens, sont passées sous contrôle de l’Etat.

Au niveau agricole, Chávez a récupéré près de 2 millions d’hectares, soit 28,74% des terres productives, aux latifundiaires sur les 6,5 millions d’hectares qui doivent être nationalisés. L’objectif est de développer le domaine de l’agriculture et d’atteindre une certaine souveraineté alimentaire. 49% des terres récupérées ont été redistribuées aux paysans, 40% sont destinées à des projets stratégiques et 11% ont été remises à des coopératives.
Ces réformes ont eu un effet bénéfique sur l’économie vénézuelienne, qui présente 19 trimestres consécutifs de croissance à une moyenne de 11, 2%.

Une véritable révolution sociale

Les nationalisations des divers secteurs de l’économie, ajoutées à la hausse du prix du pétrole, ont généré d’importants revenus à l’Etat, qui a entrepris une véritable révolution sociale. La politique du gouvernement a des résultats spectaculaires grâce à la multiplication des programmes en faveur des déshérités.

Grâce à la création du Fonden, un fonds spécial destiné à financer les programmes sociaux, le taux de personnes vivant en dessous du seuil de pauvreté est passé de 20,3% à 9,5% en dix ans. Au niveau de chômage, le taux est passé de 16,6% en 1998 à 7,1% en 2008. L’indice d’inégalité entre riches et pauvres a diminué de 13,7% entre 1998 et 2007. Le nombre de bénéficiaires de pensions de retraite a augmenté de 218,4%. Les dépenses sociales sont passées de 47,9% du budget de l’Etat en 1998 à 59,5% en 2007.

L’universalisation de l’accès à l’éducation élaborée depuis 1998 a eu des résultats exceptionnels. Près de 1,5 millions de Vénézueliens ont appris à lire grâce à la campagne d’alphabétisation, nommée Mission Robinson I. En décembre 2005, l’UNESCO a décrété que l’illettrisme avait été éradiqué au Venezuela. La Mission Robinson II a été lancée afin d’amener l’ensemble de la population à atteindre le niveau du collège. A cela s’ajoutent les Missions Ribas et Sucre qui ont permis à plusieurs dizaines de milliers de jeunes adultes d’entreprendre des études universitaires. En 2007, le Venezuela comptait près de 12,7 millions d’enfants scolarisés sur une population de 26 millions d’habitants. Le nombre d’inscrits n’a cessé d’augmenter depuis l’arrivée de Chávez au pouvoir. En 2001, il était de 6,9 millions ; en 2002, il a atteint le chiffre de 9,5 millions pour se stabiliser à 11,3 millions en 2004. En 2005, il y avait 11,8 millions de scolarisés et 12,1 millions en 2006.

Au niveau de la santé, le Système national public de santé a été créé afin de garantir l’accès gratuit aux soins à tous les Vénézueliens. La Mission Barrio Adentro I a permis de réaliser 300 millions de consultations dans les 4 469 centres médicaux créés depuis 1998. Près de 17 millions de personnes ont ainsi pu être soignées. En 1998, moins de 3 millions de personnes avaient un accès régulier aux soins. Plus de 104 000 vies ont ainsi pu être sauvées. Le taux de mortalité infantile a été réduit à moins de 10 pour mille. Par ailleurs, grâce à l’Opération Miracle lancée par Cuba, qui consiste à opérer gratuitement les Latino-américains pauvres atteints de maladies oculaires, 176 000 Vénézueliens pauvres ont ainsi pu retrouver la vue.

Pour éliminer les problèmes de malnutrition, le gouvernement a lancé la Mission Alimentation avec la création de magasins alimentaires dénommés Mercal dont les articles sont subventionnés par l’Etat à hauteur de 30%. Près de 14 000 points de vente ont été installés à travers le pays. La moitié de la population, soit plus de 13 millions de personnes, effectue ses achats dans ces magasins. Par ailleurs, plus de 4 millions d’enfants reçoivent une alimentation gratuite à travers le Programme d’alimentation scolaire. En 1998, ils n’étaient que 250 000 à bénéficier de ce programme. Selon la CEPAL, le Venezuela dispose désormais du troisième taux de malnutrition infantile le plus bas d’Amérique latine derrière Cuba et le Chili.

En 1998, 80% des habitants des villes avaient accès à l’eau potable. En 2007, le chiffre a atteint 92% grâce aux énormes investissements réalisés dans ce secteur. Au niveau rural, des efforts ont également été accomplis passant de 55% en 1998 à 71% en 200711. Plus de 6,5 millions de personnes en ont bénéficié. Le Venezuela a ainsi atteint les objectifs du millénaire fixés par l’ONU pour 2015 dans ce domaine dès 2001.

Le salaire minimum mensuel est passé de 118 dollars en 1998 à 154 dollars en 2003, et 192 dollars en 2005. Il est désormais de 286 dollars, le plus élevé du continent latino-américain. A titre de comparaison, sous la IV République, le salaire de base, dans le meilleur des cas, stagnait et parfois même diminuait. En 1996, alors que l’inflation du pays avait atteint un taux vertigineux de 100%, le salaire minimum était de 36 dollars seulement, alors qu’en 1994, il était de 101 dollars et en 1992 de 132 dollars.

De plus, les adultes d’un certain âge n’ayant jamais travaillé disposent d’un revenu de protection équivalent à 60% du salaire minimum. Les femmes seules ainsi que les personnes handicapées reçoivent une allocation équivalente à 80% du salaire minimum. Les mères au foyer âgées de 61 ans recevront désormais une pension complète avec une priorité donnée aux plus pauvres. Par ailleurs, le temps de travail passera à 6 heures par jour et 36 heures hebdomadaires à partir de 2010, sans diminution de salaire.

Au niveau du logement, les autorités ont entrepris une politique de grands travaux avec la construction massive de nouveaux habitats destinés aux couches populaires et ont initié une politique de micro-crédits. Grâce à cette révolution sociale, le Venezuela fait désormais partie de la liste des 70 pays disposant d’un indice de développement humain élevé.

Une solidarité internationale

Hugo Chávez, qui s’est retiré de la Banque mondiale et du FMI en remboursant par anticipation ses dettes, a étendu son aide aux autres nations américaines en mettant en place l’Alternative bolivarienne pour les Amériques et en créant la Banque du Sud, destinés a promouvoir une intégration économique régionale. Actuellement, le Venezuela offre un soutien financier direct au continent plus important que celui fourni par les Etats-Unis. Pour l’année 2007, Chávez a alloué pas moins de 8,8 milliards de dollars en dons, financements et aide énergétique contre seulement 3 milliards pour l’administration Bush. Même les citoyens étasuniens, délaissés par leur propre gouvernement, bénéficient également de la politique altruiste du Venezuela en recevant du combustible subventionné.

Le Venezuela est la preuve même qu’un gouvernement peut rapidement contribuer à une réduction drastique de la pauvreté et à améliorer sensiblement le bien-être de sa population, à condition à la fois de disposer de la volonté politique nécessaire et de destiner une partie des richesses nationales aux plus démunis. Caracas constitue la parfaite illustration du renouveau latino-américain où les peuples ont porté à la tête de plusieurs nations des leaders représentatifs de l’intérêt général, avec une réelle volonté politique de mettre un terme aux inégalités qui dévastent le continent. A l’heure où l’économie mondiale est frappée par une crise financière sans précédent, le Venezuela est porteur d’une alternative crédible au néolibéralisme sauvage.
 

Vénézuela bolivarien : Peuple et lutte contre la 4e guerre mondiale
Marcela Andrade Arreaza

Le peuple vénézuelien vit une transformation sociale et politique sans précédent.
Que se soit les campagnes nationales d’alphabétisation, la mise sur pieds de cliniques médicales en partenariat avec des médecins cubains, le lancement de la nouvelle chaîne de télévision latino-américaine TeleSur ou l’opposition féroce contre l’impérialisme et la Zone de libre-échange des Amériques, le président Chavez fait souffler le vent de la révolution bolivarienne sur tout le continent des Amériques.



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